Voilà, je suis enfin
arrivée au bout du Rapport de Brodeck ! Mais pourquoi ai-je mis si longtemps à le lire?
Je pense que c'est à cause de la confusion de la trame narrative. C'est vrai que ça part un peu dans tous les sens. D'ailleurs, le narrateur Brodeck
le dit lui-même à la page 253: « Cela manque d'ordre. Je pars dans tous les sens. » Les allers-retours entre le présent et sa vie d'enfant trouvé par Fédorine, sa courte vie
d'étudiant et la guerre expriment sans doute l'état d'esprit dans lequel il se trouve après avoir connu les horreurs de cette guerre à cause d'une dénonciation.
Mais au fait de quelle guerre s'agit-il? Et dans quel pays se passe l'histoire? Difficile de répondre avec précision!
Souvent, au fil des pages, je me suis posée la question: « Et ce rapport? »: Brodeck, le plus instruit des villageois, est chargé par
le maire d'écrire un rapport sur le crime collectif dont a été victime l'Anderer, un étranger, un être différent, qui a osé venir s'installer au village et déranger les habitudes. Si
tous les villageois avaient bien accueilli Brodeck et Fédorine, la guerre étant passée par là, il n'en est pas de même avec cet « étranger ».
Anne a eu du mal à trouver les mots justes pour exprimer ses
impressions. Il est vrai que ce roman qui traite de la méfiance, de l'intolérance et de la culpabilité, est déroutant, déconcertant.
Vous êtes nombreux à en faire l'éloge. Je rejoindrais plutôt l'avis de Gambadou. J'ai aimé l'histoire et l'écriture,
mais c'est ce « fouillis » qui m'a dérangée!
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