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Le fil d'Ariane

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Le Nom de la rose 2008

Lundi 24 mars 2008

Catégorie "phénomène météorologique" dans le titre



Mariam est née dans la région de Herat dans les années 50. Elle vit dans une cabane reculée, la kolba, avec sa mère Nana et adore son père Jalil. Mais Mariam est une bâtarde, une harami, et son destin bascule à l'âge de quinze ans où elle est mariée à un veuf de Kaboul, Rachid, de trente ans son aîné. A Kaboul, Mariam devra se soumettre à son mari, porter la burqa et subir les violences conjugales dès l'instant où Rachid comprend qu'elle ne pourra jamais lui assurer une descendance.


Laila est née la nuit du coup d'Etat de 1978 à Kaboul. Elle vit entre un père professeur à l'Université et une mère dépressive depuis la disparition de ses deux fils partis combattre les Soviétiques en 1980. Son destin semble tout tracé: elle épousera son ami d'enfance Tarik. Mais, la guerre en décidera autrement: un tir de roquette mettra un terme à son bonheur. Grièvement blessée et orpheline à quatorze ans, Laila survivra grâce à Rachid et Mariam qui l'hébergent pendant sa convalescence.


Mais Rachid ne fait pas la charité sans une arrière-pensée: dès que Laila va mieux, il l'épouse et l'impose à Mariam qui, dans un premier temps, voit en Laila une rivale. Puis, grâce à la naissance d'Aziza, les deux femmes vont s'allier et s'unir pour combattre la violence et la mysoginie de leur mari et tenter de fuir leur ville Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs « mille soleils splendides » et l'Afghanistan, ce pays à feu et à sang que les intellectuels voient partir en déliquescence et où les femmes sont privées de liberté.


Un roman à la fois beau et bouleversant ! Le destin de ces deux femmes nous plonge dans l'histoire de l'Afghanistan, pays dévasté par l'invasion soviétique, les guerres civiles et le régime taliban.

Mille Soleils splendides de Khaled Hosseini

Belfond, 2007
ISBN 978-2-7144-4327-4


Gambadou et Martine ont aussi beaucoup aimé.

Par Mireille
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Vendredi 18 janvier 2008
undefined Première lecture pour le Nom de la Rose 2008.
Catégorie "Animal dans le titre"

undefined Knud Romer est né en 1960 d'un père danois et d'une mère allemande. Dans ce roman autobiographique, qui ne peut laisser indifférent, il raconte ses souvenirs d'enfance.

Tout d'abord, on ne peut qu'être attendri par les regards d'enfant que porte Knud sur son grand-père dont les projets les plus fous sont voués immanquablement à l'échec, sur sa grand-mère défigurée par une explosion qui fait un goulasch inoubliable, ou sur son oncle Helmut dont le corps « recrache » des morceaux de grenade.

Mais, comment rester insensible à la crauté des camarades de classe dont le petit Knud était le souffre-douleur pour la simple raison que sa mère était allemande? A l'école, il subit les pires humiliations: même dans les années 60, être fils d'une Allemande suffisait à être considéré comme un traître, un vaurien, un « cochon d'Allemand ».

Quant aux adultes, ils ne valent pas mieux que les enfants. Ils font bien comprendre à la mère de Knud qu'une Boche n'est pas la bienvenue au Danemark. « Lorsque nous franchissions le seuil de l'épicerie qui se trouvait à Enighedsvej, un soudain silence s'instaurait, les gens nous regardaient puis, nous tournaient le dos. (...) Mère demandait un pain blanc, un pain de seigle, un litre de lait entier et un paquet de beurre. (...) On lui refilait du lait qui avait tourné, du beurre rance, du pain rassis et on la trompait sur la monnaie. » Témoi du mépris permanent dont est victime sa mère, mais trop petit pour la défendre, Knud ne peut que témoigner son amour à cette ancienne Résistante que les Danois prennent pour une Nazie et qui se réfugie dans l'alcool.

Un bel hymne à l'amour dont les dernières paroles de Knud à sa mère mourante résume toute l'intensité: « Süβe Mutti, ich hab' dich so lieb. »


Mais, le seul reproche que je ferais à l'auteur, -raison pour laquelle je ne classerai pas ce roman dans mes coups de coeur-, est le manque de structure du récit. On passe du coq à l'âne en quelques interlignes seulement: on a du mal à s'y retrouver dans l'arbre généalogique, ou dans la succession des événements passés et présents. Cette confusion nuit à la fluidité de la lecture.

Les Allusifs, 2007 - ISBN: 978-2-9228-6862-3

 


Cathulu et Chiffonnette ont beaucoup aimé. (Voir également les liens sur leur blog.)

Par Mireille
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Mardi 8 janvier 2008

Petit-nom-de-la-rose3.jpg Les challenges ce n'est pas trop pour moi, car je n'aime pas les contraintes en matière de lecture. Mais celui initié par Grominou2 me tente bien. Alors, je vais essayer de le relever.


Voici ma liste:


Livre avec une couleur dans le titre
:
Le Canapé rouge de Michèle Lesbre


Livre avec un nom d'animal dans le titre:
Cochon d'allemand de Knud Romer


Livre avec un nom de lieu géographique dans le titre
:
Chicago de Alla El Aswany


Livre avec un phénomène météorologique dans le titre
:
Mille soleils splendides de Khaled Hosseini


Livre avec un prénom dans le tire
:
Caroline assassine de Sophie Jasbé


Livre avec un nom de plante dans le titre
:
L'arbre de Pierre Magnan


Pour le dernier, c'était vraiment difficile à trouver. Alors je me réserve le droit d'en changer au cours de l'année.

Par Mireille
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