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Le fil d'Ariane

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Littérature francophone

Mercredi 7 octobre 2009

RENTREE LITTERAIRE


4ème de couverture:


Eric savait par cœur certaines annonces choisies, Célibataire quarante-quatre ans un mètre soixante-sept soixante-neuf kilos sans enfants chauffeur agriculteur cherche jeune femme aimant campagne voulant fonder un foyer heureux désirant enfants ; ou encore, Cherche compagne cinquante soixante-deux ans féminine (bien bustée) sans attaches pour vie alternée Paris campagne.

Paul, quarante-six ans, paysan à Fridières, Cantal, ne veut pas finir seul. Annette, trente-sept ans, vit à Bailleul dans le Nord avec son fils. Elle n'a jamais eu de vrai métier. Elle a aimé Didier, le père d'Eric, mais ça n'a servi à rien. Elle doit s'en aller. Recommencer ailleurs. Elle répond à l'annonce que Paul a passée.

Ce nouveau roman de Marie-Hélène Lafon raconte leur rencontre et leur histoire.
C'est une histoire d'amour.


Une histoire d'amour dans laquelle on a du mal à entrer!

La 4ème de couverture et les critiques plutôt positives m'ont incitée à acheter ce roman. C'est le premier de Marie-Hélène Lafon que je lis.

Le style de l'auteur est riche (on sent la prof de lettres classiques!), mais trop impersonnel pour que le lecteur s'identifie aux personnages. On reste à l'extérieur; on regarde vivre ce couple recomposé dans une contrée reculée du Cantal et ça pourrait se prolonger au-delà de la fin du roman sans qu'on ressente quelque sentiment à l'égard des personnages.

Dommage, car certains passages sont bien réussis. Mais conclure que « c'est une histoire d'amour », non pas vraiment à cause de la distance qui s'installe entre le lecteur et le narrateur !


L'annonce

Lafon, Marie-Hélène

Buchet-Chastel, 2009

ISBN 978-2-283-02348-8

Par Mireille
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Samedi 26 septembre 2009

RENTREE LITTERAIRE

4ème de couverture:


En septembre 1944, Claire, ambulancière à la Croix-Rouge française, se trouve à Béziers avec sa section, alors que dans quelques mois elle suivra les armées alliées dans un Berlin en ruine.
Elle a vingt-sept ans, c'est une très jolie jeune femme avec de grands yeux sombres et de hautes pommettes slaves. Si on lui en fait compliment, elle feint de l'ignorer. Elle souhaite n'exister que par son travail depuis son entrée à la Croix-Rouge, un an et demi auparavant. Son courage moral et physique, son ardeur font l'admiration de ses chefs. Ses compagnes, parfois issues de milieux sociaux différents du sien, ont oublié qu'elle est la fille d'un écrivain célèbre, François Mauriac, et la considèrent comme l'une d'entre elles, rien de plus.

Au volant de son ambulance, quand elle transporte des blessés vers des hôpitaux surchargés, elle se sent vivre pour la première fois de sa jeune vie. Mais à travers la guerre, sans même le savoir, c'est l'amour que Claire cherche. Elle va le trouver à Berlin.



Je ne sais pas trop quoi penser de ce roman si ce n'est une réelle déception par rapport aux nombreuses critiques positives que j'avais lues.

Certes, il doit être très difficile d'écrire l'histoire de ses parents, et encore plus l'amour de ses parents, mais j'ai trouvé cette biographie romancée gentillette, sans plus. La première partie est plus intéressante, mais j'avoue avoir survolé quelques pages de la seconde partie. Je peux même dire que je me suis ennuyée et ce livre ne me laissera pas un souvenir impérissable.

C'est ma première rencontre avec Anne Wiazemsky. Peut-être la dernière? En tout cas, la prochaine ne sera pas pour tout de suite!


 

Mon enfant de Berlin

Gallimard, 2009

ISBN 978-2-07-078409-7

Par Mireille
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Mardi 15 septembre 2009
RENTREE LITTERAIRE




Mathilde élève seule ses trois enfants depuis qu'elle a perdu son mari dans un accident de voiture. Elle a trouvé un emploi à responsabilités dans une grosse entreprise qui lui a permis de refaire surface. Chaque jour, elle prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D jusqu'au Vert-de-Maisons. Chaque jour, elle effectue les mêmes gestes, emprunte les mêmes couloirs de correspondance, monte dans les mêmes trains. Chaque jour, elle pointe, à la même heure, dans cette entreprise où on ne l'attend plus, car depuis quelques mois, sans que rien n'ai été dit, sans raison objective, Mathilde est mise à l'écart et n'a plus rien à faire.


Thibault est médecin aux Urgences Médicales de Paris après avoir exercé quelques années à la campagne. Il vient de rompre avec Lila. Chaque jour, il monte dans sa voiture, se rend aux adresses que le standard lui indique. Chaque jour, il est coincé dans des embouteillages. Chaque jour, il côtoie la misère du monde.

Nous sommes le 20 mai. Ce matin, Mathilde est épuisée. Une voyante lui a annoncé qu'un homme, qu'une rencontre, une découverte allait changer sa vie...

 

Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils pourraient se rencontrer ou seulement se croiser en « ces heures souterraines », en sortant du métro, en descendant du bus, en traversant la rue. Mais ils sont happés dans le tourbillon de la vitesse de la ville et l'immense solitude qu'elle abrite.

 


Le lecteur ne peut pas rester insensible à la souffrance de ces deux êtres et il se prend à espérer, au fil des pages, que ça se termine bien pour Mathilde et Thibault. Mais je crois qu'il ne faut pas compter sur Delphine de Vigan pour terminer un roman sur une note optimiste! Comme dans No et moi, la réalité est retranscrite avec talent, sans artifices.

 

Les heures souterraines

Delphine de Vigan

JC Lattès, 2009 (299 p.)

ISBN 978-2-7096-3040-5

 

Par Mireille
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