RENTREE LITTERAIRE
4ème de couverture:
Eric savait par cœur certaines annonces choisies, Célibataire quarante-quatre ans un mètre soixante-sept soixante-neuf kilos sans enfants chauffeur agriculteur cherche jeune
femme aimant campagne voulant fonder un foyer heureux désirant enfants ; ou encore, Cherche compagne cinquante soixante-deux ans féminine (bien bustée) sans attaches pour vie alternée Paris
campagne.Paul, quarante-six ans, paysan à Fridières, Cantal, ne veut pas finir seul. Annette, trente-sept ans, vit à Bailleul dans le Nord avec son fils. Elle n'a jamais eu de vrai métier. Elle a aimé Didier, le père d'Eric, mais ça n'a servi à rien. Elle doit s'en aller. Recommencer ailleurs. Elle répond à l'annonce que Paul a passée.
Ce nouveau roman de Marie-Hélène Lafon raconte leur rencontre et leur histoire.
C'est une histoire d'amour.
Une histoire d'amour dans laquelle on a du mal à entrer!
La 4ème de couverture et les critiques plutôt positives m'ont incitée à acheter ce roman. C'est le
premier de Marie-Hélène Lafon que je lis.
Le style de l'auteur est riche (on sent la prof de lettres classiques!), mais trop impersonnel pour
que le lecteur s'identifie aux personnages. On reste à l'extérieur; on regarde vivre ce couple recomposé dans une contrée reculée du Cantal et ça pourrait se prolonger au-delà de la fin du roman
sans qu'on ressente quelque sentiment à l'égard des personnages.
Dommage, car certains passages sont bien réussis. Mais conclure que « c'est une histoire
d'amour », non pas vraiment à cause de la distance qui s'installe entre le lecteur et le narrateur !
L'annonce
Lafon, Marie-Hélène
Buchet-Chastel, 2009
ISBN 978-2-283-02348-8

En septembre 1944, Claire, ambulancière à la Croix-Rouge française, se trouve à Béziers avec sa section, alors que dans quelques mois elle suivra les armées alliées dans un
Berlin en ruine.
Mathilde élève seule ses trois enfants depuis qu'elle a perdu son mari dans un accident de voiture. Elle a trouvé un emploi à responsabilités dans une grosse entreprise qui lui a permis de
refaire surface. Chaque jour, elle prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D jusqu'au Vert-de-Maisons. Chaque jour, elle effectue les mêmes gestes, emprunte les mêmes couloirs de
correspondance, monte dans les mêmes trains. Chaque jour, elle pointe, à la même heure, dans cette entreprise où on ne l'attend plus, car depuis quelques mois, sans que rien n'ai été dit, sans
raison objective, Mathilde est mise à l'écart et n'a plus rien à faire.

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