Parce que sa belle-fille est
malheureuse, Pierre Dippel, soixante-cinq ans, décide de l'emmener à la campagne. Parce qu'elle ne se nourrit plus, il décide de faire la cuisine. Parce qu'elle n'arrête pas de pleurer, il va
chercher du bon vin à la cave. Et malgré tout ça, malgré le bordeaux et le bouf carottes, elle continue de gémir, il décide d'aller se coucher. Et puis finalement, non. Il revient. Il s'asseoit à
côté d'elle et se met à parler. Pour la première fois, il parle. De lui. De sa vie. Ou plutôt de ce qu'il n'a pas vécu. Cette histoire est donc la confession d'un homme dans une
cuisine.
Je continue mon « initiation » à Gavalda. Après Je voudrais
que quelqu'un m'attende quelque part qui ne m'avait pas vraiment convaincue, je viens de terminer la lecture de son premier roman. J'ai
encore un avis très mitigé. Certes, j'ai mieux accroché, surtout au début; puis les confessions du beau-père m'ont un peu ennuyée. Je trouve que ça traine un peu trop en longueur.
J'espère qu'avec Ensemble c'est tout je vais enfin être conquise.
Je l'aimais
Gavalda, Anna
Le Dilettante, 2002
ISBN 2-84263-052-1
Je n'avais encore jamais lu de livres
d'Anna Gavalda. J'ai donc décidé de combler cette lacune. Mais avant de me lancer dans La Consolante, j'ai préféré les lire par ordre chronologique de parution.
Et bien, on ne peut pas dire que je suis emballée par ce recueil de nouvelles! (Il est vrai que les nouvelles ne sont pas mon domaine de prédilection.) Certaines sont certes bien réussies. Mais,
d'autres m'ont même ennuyée.
La chute est brutale, parfois très dure. Le langage n'est pas toujours très relévé.
J'ai lu quelques critiques qui comparait l'auteure à du bon vin: il paraît qu'elle s'améliore au fil des publications. A voir !
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part
d'Anna GAVALDA
Le Dilettante, 1999
ISBN 9782842630256
4ème de couverture:
« Partir avec sa mère. Redevenir l'enfant qu'on n'en finit jamais d'être aux yeux de celle qui vous a mise au monde et admettre qu'il en sera ainsi pour l'éternité... Partir avec sa mère.
Une bonne action pour rattraper les mauvaises. »
Juive née à Vienne, Frieda a dû s'expatrier en France avec sa famille dès l'annexion de l'Autriche à l'Allemagne en 1938. En guise de réparation, le gouvernement autrichien vient d'accorder à
toute personne ayant été obligée d'interrompre ses études pour fuir le régime nazi une modeste pension. Un bon prétexte pour Frieda pour retouner dans sa ville natale qu'elle n'a pas revue depuis
son exil forcé. Mais elle ne souhaite pas faire ce « pélerinage » seule: elle se fait accompagner par sa fille Clara qui, elle, ne sent pas du tout couler du sang viennois dans ses
veines.
Pourtant, ce premier voyage dans la capitale autrichienne en appelera un autre. En tant que journaliste, Clara prétexte vouloir écrire un papier sur le film Le Troisième Homme pour
pouvoir s'envoler à nouveau pour Vienne, avec cette fois pour seul guide les souvenirs de sa mère.
Ce second voyage sera pour Clara une sorte de retour à Ithaque. Petit-à-petit, elle s'approprie cette ville d'où est originaire sa famille maternelle. « Clara se sentait bien à Vienne, cette ville qu'elle apprenait à aimer, dans ces cafés où elle se sentait anonyme, mais pas solitaire, inconnue mais pas
étrangère. » (p. 209)
Un très beau roman de Michèle Halberstadt qui nous plonge dans cette ambiance si caractéristique de Vienne: on se prend à rêvasser dans un café viennois en dégustant une Sachertorte accompagnée
d'un Brauner! L'auteure nous invite en quelque sorte à une visite guidée de la ville, mais elle nous offre aussi, entre autres, une belle réflexion sur l'importance de la filiation. Connaître ses
origines, les accepter, et prendre conscience qu'on ne peut pas les choisir, c'est faire un grand pas dans la vie. Dès que Clara admet qu'elle s'est trompée en ayant cru pouvoir choisir ses
racines, les contours de sa vie lui apparaissent avec beaucoup plus de netteté et elle est prête à recommencer une autre vie avec sa famille.
« Clara était autant viennoise que parisienne et cela n'avait aucune importance. Sa mère qui avait été déclarée apatride, était irréductiblement une
Wienerin, même si elle vivait en France depuis quarante ans. Clara était à son image. Un mélange de cultures, d'influences. » (p. 211)
Merci Moustafette de m'avoir permis de découvrir ce roman.
Café viennois de Michèle Halberstadt
Albin Michel, 2006 (212 p.)
ISBN 2-226-17331-5
Vos avis