John Keats

Publié le par Mireille

Avant d'aller voir le film Bright Star de Jane Campion, j'ai fait des recherches sur Wikipédia sur John Keats, poète anglais du XIX° s., que je ne connaissais pas. En voici quelques extraits:

Des débuts pleins de déboires

 

John Keats naît en 1795 au 85, Moorgate, à Londres. Thomas Keats, son père, était palefrenier chez un loueur de chevaux dont il épousa une des filles, Frances Jennings. Ils eurent cinq enfants. John était l'aîné. En 1804, son père meurt d'une chute de cheval. John n'a que 9 ans. Remariée, sa mère quitte cependant son nouvel époux et s'installe chez la grand-mère de Keats, Alice Jennings, avant de mourir de la tuberculose en 1810. John se retrouve orphelin à 15 ans dans cette Angleterre décrite par Charles Dickens où les enfants de cette condition, proche du servage, n'ont guère de perspective d'avenir. Ceci dit, grâce à l'héritage conséquent venu de sa grand-mère maternelle, morte en 1805, ses trois frères, sa sœur et lui échappèrent à toute forme de misère précoce.

 

De 1804 à 1811, il est placé par son tuteur à l'école d'Enfield. Grâce à l'amitié et la protection du fils du directeur, il peut passer des heures dans la bibliothèque dévorant tout ce qu'il y trouve. Le dictionnaire classique de Lamprière est son livre de chevet. Il apprend seul le latin et le français et s'essaie même à une traduction de L'Énéide.

 

Mais le tuteur du jeune Keats, un certain Richard Abbey, grossiste en thé et en café, ne voit pas d'un bon œil cet engouement pour les lettres. Il place son pupille en apprentissage auprès d'un chirurgien d'Edmonton (banlieue de Londres) Thomas Hammond. Mais Keats ne se détache pas de son goût pour la littérature. Il écrit des sonnets et consacre tous ses moments de liberté à la lecture des classiques. En 1813, il quitte M. Hammond pour effectuer un stage à l'Hôpital de Saint Thomas comme assistant en médecine chirurgicale. En 1815, il décide d'abandonner la chirurgie pour se vouer totalement à l'écriture.

 

L'heureuse année 1817

 

Fréquentant les cercles littéraires, il rencontre très rapidement des écrivains de renom comme Leigh Hunt, Percy B. Shelley ou encore Benjamin Robert Haydon. Leigh Hunt l'aide à publier dans un magazine son premier poème, Lines in Imitation of Spencer.

Il commence par publier un premier recueil, intitulé Poems, qui ne parvient pas à toucher le public. Cette année sera peut-être la seule période de bonheur de sa trop brève existence. Il travaille à sa première grande œuvre, Endymion, qui paraîtra en 1818. Il s'agit d'un poème narratif en quatre parties, inspiré de la mythologie grecque.

Alors que son frère George est parti s'installer aux Amériques, John Keats doit se charger de son cadet Tom, atteint de tuberculose. Ce dernier finit cependant par mourir en 1818. C'est durant cette période que le poète ressent les premiers signes de la maladie qui va l'emporter.

Pour changer d'air, il entreprend un tour d'Écosse avec son ami Charles Brown, dilettante à demi rentier et publiciste. Sac au dos, les deux amis logent dans des lieux de fortune, mangeant très mal, souffrant de la pluie. Keats découvre une société très différente de celle d'Angleterre et la décrit avec lucidité dans des lettres griffonnées sur des tables d'auberge. La religion presbytérienne qui censure tout divertissement a donné naissance à des hommes probes, mais ennuyeux, travailleurs, économes, dépourvus d'humour, insensibles à la beauté des choses. Composée dans ce cadre, la Ballade de Meg Merrilies est un petit chef-d'œuvre.

Alors qu'il commence Hyperion, sa dernière grande œuvre, il rencontre chez des amis une jeune fille de dix-huit ans, mince, aux cheveux bruns, aux yeux bleus. Elle s'appelle Fanny Brawne. Cultivée, parlant couramment le français et l'allemand, passionnée d'histoire, elle aime la danse et briller en société. Elle ne devine pas le génie de Keats, mais s'éprend de son aspect d'adolescent fragile. Amoureux fou, il l'accable de sa jalousie maladive. À Noël 1819, ils se fiancent. Ils n'iront pas jusqu'au mariage.

 

La fin du poète

 

Sa maladie commence alors à s'aggraver sérieusement et, sur le conseil de ses médecins, il quitte l'Angleterre pour l'Italie, accompagné de son dernier ami, Joseph Severn. Après un séjour à Naples, il s'installe à Rome, dernière étape de sa courte vie. Il y rend son dernier soupir. On l'enterre au cimetière protestant (cimetière acatholique) où Shelley le rejoindra bientôt. Sur la stèle, on grave cette épitaphe qu'il a composée lui-même : « Here lies one whose name was writ in water » (littéralement: « Ici repose celui dont le nom était écrit sur l'eau »).

 

 

Consécration posthume

 

Sa vie et son œuvre ont inspiré la trame des romans de l'auteur de science-fiction Dan Simmons, notamment dans les cycles Hypérion et Endymion, ainsi que certains passages du concept-album The Lamb Lies Down on Broadway du groupe de musique anglais Genesis.

 

Bright Star, le film de Jane Campion sélectionné pour le Festival de Cannes 2009, met en scène le poète au moment de sa rencontre avec Fanny Brawne, qui avait déjà inspiré à Rudyard Kipling sa nouvelle Sans fil (1902)

Publié dans Poésies

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Hécate 12/01/2011 11:19



Un beau film ,un grand poète !


                                         
Hécate



Mireille 13/01/2011 08:21



Un film d'une grande sensibilité. Merci pour votre visite.