Itsik ***

Publié le par Mireille


4ème de couverture:

Yitzhok Gersztenfeld est né à Varsovie en 1904, dernier d'une famille de neuf enfants. C'est le plus bon, le plus doux, le plus silencieux. Il vit dans le quartier juif où il y a peu de travail et peu d'argent. Même s'il aime sa vie, il devra s'en aller, devenir un oiseau, comme le petit Itsik.

Pour Maryem, qu'il aime et qui préfère une existence moins rude et surtout moins religieuse, il part pour Berlin où son frère aîné dirige un atelier de confection. Puis, il s'enfuit vers la France, travaille à la mine avant de gagner Paris. Dans la capitale, il peut enfin fonder une famille avec Maryem et un atelier de tricots. Mais l'Histoire gronde. Accords de Munich. Invasion des Sudètes. Nuit de cristal. Armistice. Le danger se raproche, si inconcevable. Convoqué par les autorités françaises en mai 1941, Yitzhok est emmené au camp d'internement de Pithiviers. Lorsque Maryem tombe gravement malade, il obtient une permission de sortie à condition de revenir. Quelle décision va-t-il prendre?



Yitzhok Gersztenfeld est un immigré juif qui a réussi son intrégation: dès son arrivée en France, il s'inscrit au cours de français pour être capable de lire les journaux et de se tenir informé de la situation politique, il laisse de côté les pratiques de la religion juive, il parle français et non yiddisch, il monte un atelier de tricots et, à la déclaration de guerre, il se porte volontaire pour aller combattre au front... Toutes ces raisons font qu'il ne peut pas croire que la France, son pays d'adoption, puisse le trahir. Et pourtant...


Si j'avais eu à corriger la 4ème de couverture, j'aurais supprimé la dernière question qui me semble bien réductrice du récit de Pascale Roze! Les dernières phrases donnent une fausse impression du contenu du roman. Il s'agit une nouvelle fois d'un témoignage de la persécution des Juifs qui fait froid dans le dos.

 

 

Itsik
Roze, Pascale
Stock, 2008 (120 p.)
ISBN 978-2-234-05976-4

 

(Lu en août 2008)

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