Lundi 14 janvier 2008
1
14
/01
/2008
15:04
Un dimanche à l'Opéra-Théâtre de Saint-Etienne pour assister à la représentation du Requiem de Verdi.
Giuseppe Verdi, qui composa ce Requiem en
mémoire de son défunt ami Alessandro Manzoni, décédé le 22 mai 1873, est très affecté par sa mort; il n'assistera d'ailleurs pas aux funérailles. Tous les deux s'étaient engagés pour l'unité
italienne au sein du Risorgimento, pour les idéaux de justice et d'humanité. Manzoni, catholique libéral, ami de la France et de Claude Fauriel (un nom bien connu des
Stéphanois!), avait résolu d'exalter cette unité dans la littérature, en particulier dans son roman Les Fiancés.
La création du Requiem eut lieu le jour du premier anniversaire de la mort de Manzoni le 22 mai 1874 en l'église San Marco de Milan. Il fut accueilli
avec un grand enthousiasme et trois autres exécutions furent réalisées au théâtre de la Scala, où la foule se pressa.
Verdi a su insuffler à cette messe pour quatuor vocal, choeur et orchestre, une puissance et un lyrisme impressionnants. 200
choristes issus de quatre choeurs (Le Groupe Vocal Universitaire, L'Ensemble vocal de Saint-Etienne, La Maîtrise du Conseil Général de la Loire et Le Choeur Symphonia) occupaient le fond
de la scène du Grand Théâtre Massenet. L'orchestre, les choeurs et les quatre solistes étaient placés sous la direction du jeune chef Laurent Campellone qui a dirigé l'ensemble
avec brio.
Comme dans ses opéras, Verdi utilise des contrastes violents pour émouvoir le public. J'ai été particulièrement impressionnée par Le
Tuba Mirum, annoncé de façon inquiétante par des trompettes cachées aux balcons, qui se déclenche dans un immense fortissimo de cuivres et par le Sanctus bref et très
gai. Le final Libera me fut également grandiose! Je m'attendais à un Requiem plus « classique », une messe des morts, alors que Verdi a écrit son requiem pour
les vivants, et non pour les morts. Bref, un pur moment de bonheur!
Par Mireille
-
Publié dans : Musique & opéra
3
-
Recommander
Vos avis