Je n'avais pas relu de romans d'Amélie Nothomb depuis Stupeur et tremblements. Et c'est avec plaisir que j'ai redécouvert son style bien à elle, très riche et toujours
plein d'humour. J'ai beaucoup aimé !
Ni d'Eve ni d'Adam raconte la période
qu'Amélie a passée au Japon, entre 1989 et 1991. Deux années au cours desquelles elle devient, un peu par hasard, la fiancée d'un jeune Tokyoïte, Rinri, être très singulier. Avec lui, elle va
vivre des moments très intenses, comme l'ascension du Mont Fuji, ou très insolites, comme le dîner avec ses amis où elle est obligée de se lancer dans un conférence dithyrambique sur la bière
pour les divertir pendant que Rinri est en cuisine. Mais, dès qu'il prononce le mot mariage, Amélie s'envole pour Bruxelles...
Morceau choisi:
« C'était une version belge de la Cène, où un Christ du plat pays brandissait un calice, empli non
de vin mais de bière et disait: Ceci est mon sang, la blanche de l'Alliance nouvelle et éternelle, versée pour vous et la multitude en rémission des pêchés, vous ferez ceci en mémoire de mon
sacrifice, parce que pendant que vous ripaillez vos coquilles Saint-Jacques, y en a qui bossent, quant au treizième qui se cache derrière ses fourneaux et qui n'ose même pas venir me donner le
baiser de Judas, il ne perd rien pour attendre. » (p. 147-148)
Albin Michel, 2007
Retour à la page d'accueil
Vos avis