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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /2009 16:19

Voici un recueil de trois nouvelles écrites par Hervé Mestron, dans le cadre de sa résidence d'écrivain à l'Historial de la Grande Guerre, en 2007.

Trois nouvelles courtes et sobres. Trois nouvelles bouleversantes qui ont pour fil conducteur la Première Guerre Mondiale.


Dans la première (Le violoncelle poilu) et la dernière (Dernier pet d'un fusil à baïonnette), c'est un objet qui raconte son « vécu » des tranchées. Le violoncelle appartient à Maurice qui a quitté les salons mondains pour la Somme où il est brancardier et musicien dans la fanfare militaire. Le troisième est un fusil à baïonnette, "grand rescapé" coincé dans un musée, qui refuse de rejouer le passé qui a rendu les hommes fous. Dans la seconde nouvelle, c'est un enfant qui transcrit sur un carnet le passé douloureux et secret de son grand-père français, fils naturel d'un "boche".


« On m'a toujours traité comme un prince, surtout Maurice. Là, je ne comprends pas son attitude. […] Avec cette déclaration de guerre, il est devenu fou. Je pendouille dans son dos, semblable à une besace, secoué par les cahots des chemins. »

Bellesahi a beaucoup aimé.

Le violoncelle poilu

Mestron, Hervé

Syros (Tempo), 2009

ISBN 978-2-74-850776-8

Par Mireille - Publié dans : Jeunesse 12 ans et + - Communauté : Les lectures de Florinette
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /2009 10:48


1814, Napoléon abdique, la royauté est rétablie en France. Le Comte de Lavalette fidèle de Napoléon, choisit de rester sur Paris avec sa femme et sa fille, Joséphine.

En 1815, apprenant le débarquement de l'Empereur, il se rend au Ministère des Postes et réintègre le poste qu’il avait fondé sous l’Empire. Mais, après la défaite de Waterloo, les Bourbons veulent faire des exemples : arrêté chez lui le 18 juillet 1815, il est conduit à la Préfecture de police, puis incarcéré à la Conciergerie. Traduit devant la Cour d'assises pour conspiration et usurpations de fonctions, il est condamné à mort le 21 novembre 1815. Son recours en cassation est rejeté et il n'obtient pas la grâce de l'impotent Louis XVIII, ni de « Madame », sa nièce. La veille de l'exécution, Madame de Lavalette imagine une évasion de son mari, à laquelle sa fille Joséphine va participer activement.

Et c'est Joséphine de Lavalette en personne qui retrace l’histoire rocambolesque de l'évasion de son père en se glissant dans toutes les situations, même celles où elle n'est pas présente.

 


Ce roman particulièrement captivant se situe dans une période courte et méconnue de l'histoire de France: les débuts de la Restauration et les Cent Jours. Après une première partie où le contexte historique se met en place, le rythme s'accélère à partir de la condamnation à mort du Comte de Lavalette mis en scène par sa propre femme.


Les femmes tiennent en effet un rôle important dans ce roman: la narratrice, Joséphine, est une jeune fille très mature et très lucide; sa mère à la santé fragile cache une pugnacité et une détermination insoupçonnées; « Madame », nièce de Louis XVIII, est la seule à résister à Napoléon pendant les Cent Jours ; les vendeuses des Halles sont prêtes à se révolter contre le Ministre de la Police…

Un roman que tous les amateurs de romans historiques et d'aventures héroïques dévoreront !

A noter qu'il a reçu le prix Saint-Exupéry Valeurs Jeunesse 2008 pour la catégorie Romans.


Joséphine de Lavalette

Silvestre, Anne-Sophie

Casterman, 2008

ISBN 978-2-203-01060-4

 

Par Mireille - Publié dans : Jeunesse 12 ans et + - Communauté : Les lectures de Florinette
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /2009 15:02
"Le ciel était fini, la Terre était finie, les animaux étaient finis, l'homme était fini.
Dieu pensa qu'il était fini aussi, et il sombra dans une profonde mélancholie.
Il ne savait à quoi se soumettre. Il fit un peu de poterie, pétrit une boule de terre, mais le coeur n'y était plus. Il n'avait plus confiance en lui, avait perdu la foi. Dieu ne croyait plus en Dieu.
Il lui fallait d'urgence de l'activité, de nouveaux projets, des gros chantiers.

Il décida alors de chercher du travail et, comme tout un chacun, il rédigea son curriculum vitae et fit une lettre de motivation.

Le C.V. était imposant, la lettre bien tournée, sa candidature fut immédiatement retenue.
Dieu fut convoqué sur Terre, au siège d'un grand groupe, pour une semaine de tests et d'entretiens divers.
Consacrée à des rendez-vous quotidiens au siège du groupe, la semaine de Dieu était chargée; dès le lundi matin, il avait un entretien avec le directeur du personnel.
Le dimanche, Dieu partit à vol d'oiseau pour la Terre."


Voilà comment débute le roman plein d'humour, parfois noir, de Jean-Louis Fournier!

Quoi de plus normal que de rédiger son C.V. et de participer à un entretien d'embauche quand on est en recherche d'emploi? Seulement, quand le postulant s'appelle Dieu et qu'il est "Créateur du ciel et de la terre", l'entretien prend une autre tonalité!

Un roman drôle qui se lit très rapidement !


Le C.V. de Dieu
Fournier, Jean-Louis
Stock, 2008 (Réédition de 1995)
ISBN 978-2-234-06205-4
Par Mireille - Publié dans : Littérature francophone - Communauté : Les lectures de Florinette
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