A la fin du douzième siècle une nouvelle croisade est lancée pour reprendre aux musulmans Jérusalem, baptisée Hiérus Halem, et le tombeau du
Christ : le Saint-Sépulcre. Les troupes du prince Ab'Dul Razim aidées par le Simoun Dja, un vent chaud venu du désert, sonnent la défaite de celles de Grégoire d'Arcos. Mais chaque camp doit
composer avec des forces occultes. Le Saint-Sépulcre lui-même est empreint de surnaturel: le coeur du christ, rebaptisé X3, y est toujours conservé et continue de battre.
Voici le récit d'une neuvième croisade inventée de toute part par le scénariste Jean Dufaux, mais qui pourrait être crédible malgré la présence d'éléments surnaturels et ésotériques! Le lecteur
est prévenu grâce à un texte introductif expliquant le contexte historique et passionnel des huit croisades ayant réellement existées. Et on se laisse prendre par cette nouvelle bataille entre
chrétiens et musulmans pour la quête du Saint-Sépulcre!
Le dessin de Philippe Xavier est également d'une grande qualité: le lecteur appréciera sans doute la bataille relatée dans la quadruple page centrale dépliable!
Voici donc le premier volet d'une série qui devrait en comporter trois. Suite au prochain numéro!
Croisade 01: Simoun Dja de Dufaux et Xavier
Le Lombard, 2007
ISBN 978-2-8036-2313-6
par Mireille
publié dans :
BD - Mangas
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1944. Région lyonnaise. Une famille paysanne vit à l'heure allemande. Ayant perdu son mari lors de la Première Guerre Mondiale, la mère
s'occupe de la propriété et de ses enfants: ses trois fils, Serge, Henri, Marc et leurs épouses et Roland devenu résistant. Serge et sa femme Lucienne travaillent à l'Institut National d'Hygiène
dirigé par Jürgen, un Allemand. Cette "collaboration" scientifique n'est pas du goût de tout le monde, y compris de certains membres de la famille. Traître ? Collaborateur ? L'enfant que porte
Lucienne ne serait-il pas de Jürgen ? A la Libération, la situation pour Serge et Lucienne se complique...
« Coup de coeur » pour cette BD qui évoque cette période de l'Histoire pleine de troubles et de confusion où des expéditions punitives ont été conduites
parfois sans discernement. L'intrigue dramatique est bien menée et incite à une réflexion psychologique sur l'ambivalence de l'être humain: jusqu'où peut-il aller quand il se sent libéré ?
Pour adultes et adolescents.
Fille de rien de Sylvain Ricard et Arnü West
Futuropolis, 2007
ISBN 978-2-7548-0031-0
par Mireille
publié dans :
BD - Mangas
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4ème de couverture:
« Partir avec sa mère. Redevenir l'enfant qu'on n'en finit jamais d'être aux yeux de celle qui vous a mise au monde et admettre qu'il en sera ainsi pour l'éternité... Partir avec sa mère.
Une bonne action pour rattraper les mauvaises. »
Juive née à Vienne, Frieda a dû s'expatrier en France avec sa famille dès l'annexion de l'Autriche à l'Allemagne en 1938. En guise de réparation, le gouvernement autrichien vient d'accorder à
toute personne ayant été obligée d'interrompre ses études pour fuir le régime nazi une modeste pension. Un bon prétexte pour Frieda pour retouner dans sa ville natale qu'elle n'a pas revue depuis
son exil forcé. Mais elle ne souhaite pas faire ce « pélerinage » seule: elle se fait accompagner par sa fille Clara qui, elle, ne sent pas du tout couler du sang viennois dans ses
veines.
Pourtant, ce premier voyage dans la capitale autrichienne en appelera un autre. En tant que journaliste, Clara prétexte vouloir écrire un papier sur le film Le Troisième Homme pour
pouvoir s'envoler à nouveau pour Vienne, avec cette fois pour seul guide les souvenirs de sa mère.
Ce second voyage sera pour Clara une sorte de retour à Ithaque. Petit-à-petit, elle s'approprie cette ville d'où est originaire sa famille maternelle. « Clara se sentait bien à Vienne, cette ville qu'elle apprenait à aimer, dans ces cafés où elle se sentait anonyme, mais pas solitaire, inconnue mais pas
étrangère. » (p. 209)
Un très beau roman de Michèle Halberstadt qui nous plonge dans cette ambiance si caractéristique de Vienne: on se prend à rêvasser dans un café viennois en dégustant une Sachertorte accompagnée
d'un Brauner! L'auteure nous invite en quelque sorte à une visite guidée de la ville, mais elle nous offre aussi, entre autres, une belle réflexion sur l'importance de la filiation. Connaître ses
origines, les accepter, et prendre conscience qu'on ne peut pas les choisir, c'est faire un grand pas dans la vie. Dès que Clara admet qu'elle s'est trompée en ayant cru pouvoir choisir ses
racines, les contours de sa vie lui apparaissent avec beaucoup plus de netteté et elle est prête à recommencer une autre vie avec sa famille.
« Clara était autant viennoise que parisienne et cela n'avait aucune importance. Sa mère qui avait été déclarée apatride, était irréductiblement une
Wienerin, même si elle vivait en France depuis quarante ans. Clara était à son image. Un mélange de cultures, d'influences. » (p. 211)
Merci Moustafette de m'avoir permis de découvrir ce roman.
Café viennois de Michèle Halberstadt
Albin Michel, 2006 (212 p.)
ISBN 2-226-17331-5
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